Les Français adoptent (timidement) les assistants vocaux

Hadopi et le CSA, associés à l’Arcep, la CNIL et l’Autorité de la concurrence, ont mené une étude chiffrée intéressante sur l’utilisation croissante des enceintes connectées et des assistants vocaux en France.

Il est désormais possible et même plutôt bien accepté, de parler à une machine. Encore considérés comme des « gadgets » par un quart des utilisateurs de l’Hexagone selon cette étude, le modèle outre-Atlantique peut laisser présager un boom dans les années à venir : en décembre 2018, environ 25% des américains étaient équipés, suite à une hausse de 30% en un an.

En France, si 46% des internautes ont déjà utilisé un assistant vocal (parmi Siri, Google Assistant, Alexa et Cortana), ils ne sont que 10% à avoir testé l’enceinte connectée. Google Home, Amazon Echo et Apple HomePod sont les trois marques principales du marché, leur notoriété apparaissant comme le principal critère de choix. Sans surprise, l’étude précise que 77% des usagers réguliers sont par ailleurs déjà « fortement abonnés » et connectés (télévision payante, vidéo à la demande, musique en ligne).

Concernant les enjeux liés à cette évolution, 63% des usagers réguliers pointent du doigt la menace sur la vie privée. De leur côté, les autorités en charge de l’étude soulignent différents types de problématiques comme le regain d’intérêt pour les médias sonores, le rôle des intermédiaires puissants entre éditeurs et consommateurs ou encore la spécificité de l’objet qui crée « un risque d’enfermement ».

Autant de questions qui représentent de beaux défis pour les éditeurs devant ce marché grand public qui n’en est qu’à ses balbutiements.