Après Uber, Toyota suspend ses tests de conduite autonome sur route publique

Peu de temps après l’accident d’un véhicule autonome Uber qui a causé la mort d’une piétonne au mois de mars, le constructeur Toyota annonce à son tour la suspension de son programme de tests de conduite autonome. Le géant japonais a annoncé vouloir stopper temporairement ses tests les plus avancés dans le cadre de son entité américaine dédiée à la robotique et à la conduite autonome TRI (Toyota Research Institute)  

Jusqu’à présent, ces tests se déroulaient sur des routes publiques aux Etats-Unis et au Japon, toujours en présence d’un chauffeur passif comme le prévoit la loi. S’il a stoppé son programme sur les routes publiques, le premier constructeur mondial poursuit ses essais de conduite semi-autonome, avec un conducteur pouvant intervenir et reprendre le contrôle de la voiture à chaque instant.

Depuis près d’un an et demi, il est possible, dans certaines villes américaines, de prendre un Uber qui n’est pas conduit par un chauffeur, mais par un algorithme, grâce à de multiples capteurs. Le taxi autonome Uber, impliqué dans l’accident dans la ville de Tempe en Arizona, circulait de nuit et légèrement au-dessus des limitations de vitesse autorisée. Selon la police locale, le véhicule impliqué n’aurait pas freiné à l’approche de la victime qui circulait à pied, en poussant un vélo. Un chauffeur passif se trouvait derrière le volant au moment de l’accident, prêt à prendre la main. Selon la police locale, des images enregistrées par le véhicule montrent qu’il aurait été « extrêmement compliqué d’éviter la collision tant la victime a surgi brutalement devant le véhicule.

Après Uber, Toyota suspend ses tests de conduite autonome sur route publique