Goncourt, Renaudot, Femina, Interallié… L’impact des prix littéraires sur les ventes

Et le grand vainqueur est le Goncourt… des lycéens ! Surprise. Ce n’est donc pas le Goncourt, mais bien le Goncourt des lycées qui fait vendre le plus de livres parmi les récompenses de la rentrée littéraire !

Selon une étude de l’institut GFK qui a mesuré les ventes moyennes des lauréats des principaux prix entre 2011 et 2015, c’est bien le Goncourt des Lycéens qui affiche la meilleure efficacité sur les ventes. C’est donc bien le prix décerné organisé par la Fnac et le Ministère de l’Education Nationale qui a enregistré les meilleures ventes sur la moyenne des années étudiées : 394 000 exemplaires en moyenne. Le Goncourt des Lycéens est remis après le vote d’un jury composé d’environ 2000 élèves. Organisé par la Fnac, la tête de gondole doit aider…

Mais que l’on se rassure, le Goncourt des « grands » n’est pas si loin : avec 345 000 exemplaires, ce prix prestigieux reste une valeur sûre… De manière général, c’est l’assurance d’obtenir au moins 250 000 ventes, une performance en littérature. Mais certaines années peuvent s’avérer exceptionnelles comme lors de l’attribution du prix au roman de Pierre Lemaitre en 2013 « Au revoir là-haut » : lorsque le Goncourt parvient à toucher le grand public, les ventes peuvent atteindre des sommets… « Au revoir là-haut » a été vendu à 906 000 exemplaires !

Mais il faut bien admettre qu’il y a bien un « effet Goncourt » lorsqu’un livre plus confidentiel comme « Boussole » traitant du Moyen-Orient s’écoule à près de 250 000 exemplaires.

Les autres prix littéraires ont aussi leur petit effet : les Renaudot, Femina, Interallié ou Médicis assurent à leur lauréat de jolis coefficients multiplicateurs : les ventes se voient selon certains libraires multipliées par 7 ou 8 dans la semaine qui suit l’attribution des récompenses.

Toujours selon l’institut GFK, 80% des ventes d’un livre qui reçoit un prix important se font dans l’année de l’obtention du prix. Il y a en général une forte augmentation des ventes lors de l’attribution du prix, puis une baisse de quelques semaines avant une nouvelle envolée pour les fêtes de Noël. Puis viendra enfin la sortie en poche qui pourra à nouveau relancer les ventes.